Tartes postales (32)

noguezCette rubrique ne pouvait passer sous silence les sons de l’enfance. Parmi eux : l’accordéon. Non qu’il fut l’instrument préféré de mes parents, mais il était inévitable au hasard des fêtes de famille, des kermesses scolaires ou municipales, des débuts des variétés télévisuelles. Ici, Jacky Noguez, 1929-2007, qui adaptait pour le piano à bretelles les succès de son époque : Si tu vas à RioSalade de fruits, Let’s twist again, J’ai bien mangé, j’ai bien bu, etc. Il s’autorisait aussi des références plus exigeantes, comme Orfeu Negro ou Le jazz et la java. Les pochettes des 45t le montrent évidemment « entouré » de son accordéon, mais aussi parfois de filles plantureuses en maillot de bain. On peut gloser sur les rappeurs…

La carte — matériel publicitaire des Disques Vogue (portant à l’endroit du timbre un encouragement à collectionner les « photos de Vedettes », majuscule d’époque) — fait partie des trouvailles d’Émilie dans les affaires de l’appartement de Maromme.

J’ai connu beaucoup plus tard un Noguez. Dominique de son prénom, cinéaste et écrivain. Grand spécialiste du cinéma expérimental. Aucun rapport, sinon, peut-être, une vague ressemblance capillaire.

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