Alain Ade

Sous un phonème (3)

Libé 41Libé 73

En achetant Libération, en décembre 2012, Bruno Ledoux, homme d’affaires, croyait acheter l’organe des Mouvements de Résistance unis créé en juillet 1941 par Emmanuel d’Astier de la Vigerie.

Et l’acheteur du Figaro, il croyait acheter les droits d’une pièce de Beaumarchais ?
Et l’acheteur du Parisien Libéré, il croyait acheter un type récemment sorti de taule ?
Et l’acheteur de La Croix, il croyait acheter de l’eau de Javel ?
Et l’acheteur de L’Humanité, il croyait devenir maître du monde ?

Tartes postales (13)

Dallas
Buisson enregistre Sarkozy, qui se méfie de Guéant, lequel évite Guaino, agacé par Charron, qui débine Goudard dans le dos de Louvrier. C’est Dallas à l’UMP ! Dallas ? Non, pourquoi ?
Si j’en juge par cette carte postale que m’a envoyée Agnès en 1987, rien à voir avec le panier de crabes français. Au contraire, elle a été reçue « très gentiment par les Ewing, des gens charmants et pas fiers ».

Salon du roman historique de Levallois

Salon Levallois

Dimanche 9 mars, de 14 H à 18 H 30,  je serai présent au 3ème Salon du roman historique de Levallois-Perret, à l’Hôtel de ville, place de la République. 

Qu’on se le lise !

Copé, collé samedi !

« La prochaine grande manifestation s’appelle l’élection munie d’ses poils. »

Jean-François Copé – Europe 1 – 03.02.2014

Copé

Tartes postales (12)

Égypte

Après avoir résolu le mystère des Pyramides, les experts,
satisfaits, décidèrent de rentrer à la maison.

L’EURE DU LIVRE (3)

Voilà enfin les photos ! Merci Jean-Pierre. J’en profite pour vous souhaiter à tous une excellente année 2014, de bons films, de bonnes lectures et de fréquentes visites sur ce blog. J’essaierai de l’alimenter encore plus.

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THOMAS CLERC, MAÎTRE CARRÉ

TC-1Je viens d’en faire le tour et je regrette qu’il n’y ait ni cave ni grenier. Dans Intérieur (éditions Gallimard), Thomas Clerc, descripteur exhaustif et maître carré, inventorie minutieusement le contenu de son appartement. Pièce par pièce. Du sol au plafond. Mais, contrairement à monsieur Propre, même si c’est pour se voir dedans, ce n’est ni pour briller ni pour en mettre plein la vue — en l’occurrence la rue du Faubourg Saint-Martin, dans le Xème arrondissement, où se situe le logis. Car l’appartement en question, qu’il a acheté, et dans lequel il a emménagé le 11 septembre 2001, est de taille très moyenne (50 m2). Il lui résiste souvent — Ah, les chutes de tringles, gag récurent, ou ce refus de se doter d’un escabeau, grignoté tout de même par le doute « je suis vaincu par la nécessité de l’acquérir 1 jour, puisque son absence multiplie les avanies et les heures passées à les réparer » —, et signe surtout un arrangement avec le statut d’héritier fauché que lui a légué son père, ruiné, le privant des grandes surfaces auxquelles il aspire (non pas pour péter dans la soie comme lorsqu’il était enfant, mais pour disposer, par exemple, d’un lit pour le sommeil et d’un autre pour l’amour, bel hommage à la notion de « chambre à part »). Et partant, bien qu’il y reste, l’oblige à composer. Mais quelle partition ! Ce n’est pas une symphonie, aucune boursouflure sinon trois cloques sur les murs, mais une musique sérielle de chambre, donc, mais aussi d’entrée, de W.C., de salle de bain, de cuisine, de bureau et de salon. Une sonate des pénates, postmoderne comme les plasticiens qui hantent les lieux, écrite dans une langue amoureuse de la précision, qui parfois claque, parfois caresse, ne craint pas les adjectifs objectifs, une langue de concision et d’esprit, avec juste ce qu’il faut de hauteur de vue et d’ironie, ces marchepieds du style. Une langue qui donne à voir, rien qu’en écartant les rideaux d’une penderie sur telle ou telle veste qu’il prend (au propre comme au figuré — il est souvent question du rapport des femmes à ce logis où elles ne vivent pas), la doublure d’une existence réversible. Ce qu’il appelle, ailleurs, « les tendances », violemment opposées en lui, « du distinctif et du démocratique ». Et puisque la plupart des écrivains du « je » se révèlent plutôt dandys manchots quand il s’agit de d’écrire, je laisse le dernier mot (beau comme du Léo Ferré seventies) à ce dandy de grand chemin, à propos de l’accumulation des vêtements, une de ses obsessions : « Ce théorème d’autant plus désagréable qu’il est plus vrai, je le trouve confirmé chez d’autres, des femmes ou des sapeurs, des lions et des midinettes, des bourgeois et des cagoles qui retardent l’heure de la poussière en cramant leurs billets à échéance. L’accusation de consumérisme et de grand déballage ne m’intéresse pas, ou alors il faut l’adresser à toute 1 époque sinistre, égotique et moyenne. »

L’EURE DU LIVRE (2)

En attendant  les photos, voici l’affiche. Ce fut une belle journée. J’ai parlé cheval avec Alexandra Ledermann, championne d’Europe et championne olympique d’équitation, qui a bien voulu me pardonner de ne rien y connaître,
et novélisation au temps de Louis Feuillade avec Jean-Paul Ollivier.
Paulo la Science a évoqué André Leducq, un cycliste des années 1930 qui a la particularité d’avoir joué dans les films de Feuillade avant de gagner deux fois le Tour de France. J’ai également évoqué la formidable aventure des cinéastes rouennais des années 1970-1980 autour de Jean-Claude Guezennec
et Claude Duty, lors d’un café littéraire animé par Fred Romanik,
de France Bleu Haute-Normandie.

Affiche Évreux

L’EURE DU LIVRE

UVF 1943

Non, il n’y a pas de faute dans le titre. C’est le nom du salon du livre d’Évreux, qui se tiendra le dimanche 8 décembre de 10 heures à 18 heures dans le hall
du Conseil général de l’Eure. J’y suis invité et je dédicacerai les VILLAGE FRANÇAIS 1940, 1941, 1942 et 1943, ainsi que LA COMMANDERIE. Une bonne occasion de vous rencontrer, lecteurs normands. Vous trouverez sur la page Facebook de l’EURE DU LIVRE une foule de renseignements
sur les auteurs présents.

Tartes postales (11)

Anniv

Retour à Agnès, « marraine » de cette rubrique. Juin 1982. Elle est à Dubrovnik avec une amie. Deux choses me font rire dans cet envoi. 1/ Ce n’est absolument pas mon anniversaire. 2/Le texte qu’elle m’écrit. Je vous le livre, pour une fois. « Bonjour Alain ! Comment ça va ! Il fait très chaud beaucoup de soleil alors j’ai attrapé des coups de soleil maintenant je pèle. Enfin Dubrovnik est une bien jolie ville, les Yougoslaves sont de bien beaux garçons et on s’amuse bien Anh et moi. Je te dis à bientôt et je t’envoie de grosses bises. »