PROCOL HARUM. MARINS, FANTÔMES, DANDYS ET VIEUX RHUM

par Alain Ade

PROCOL HARUMLisons Procol Harum. Marins, fantômes, dandys et vieux rhum (et après nous danserons de langoureux slows en réécoutant A whiter shade of pale).

Un dernier salut à Procol Harum, un groupe dont le maître mot est l’élégance et qui aura donné au rock anglais ses lettres de noblesse.
Du rythm’n’blues mal dégrossi des Paramounts aux compositions ciselées de Gary Brooker, c’est plus qu’une métamorphose, c’est un miracle qui s’opère.
Les mots de Keith Reid — chaînon manquant entre les romantiques anglais et les poètes de l’aliénation contemporaine — apporteront mystère et étrangeté à ces joyaux mélodiques qui doivent autant à la musique baroque du XVIIe siècle qu’au rythm’n’blues et au rock le plus séminal.
Derrière le duo matriciel, la guitare de Robin Trower, disciple d’Hendrix, l’orgue Hammond somptueux de Matthew Fisher, musicien surdoué et caractériel, sans oublier feu B.J Wilson, dont le drumming élégant et subtil aura tant fait pour rendre sensuelle cette musique aérienne, au-delà des choses.
Et remercions aussi tous les protagonistes, passés ou présents, de l’aventure Procol Harum qui, plus qu’un groupe de rock, aura été l’une des dernières expressions modernes du génie.

C’est écrit par Didier Delinotte, un ami, et édité par Camion Blanc.

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