Un peu de Provence dans la froidure parisienne. La carte, envoyée par ma mère, date d’avril 1979. Mes parents sont dans le Gard, moi je cherche du travail à Paris. J’arriverai même à en trouver. Après quelques mois de petits boulots alimentaires, j’intègrerai l’Institut du cinéma scientifique, créé par Jean Painlevé et dirigé à l’époque par Suzanne Duval. J’en profite pour signaler une triste nouvelle : la disparition récente du réalisateur Alain Guesnier, qui, lui, m’a permis de quitter l’ICS (où je l’avais rencontré) en me proposant de travailler avec lui et Annie Tresgot à Copra-Films. Un différent personnel nous a éloignés plus tard mais je lui suis reconnaissant de m’avoir mis le pied à l’étrier dans l’assistanat de réalisation et de production.
Je suis invité au 9ème Salon du livre de Mortain-Bocage le dimanche 26 novembre 2017. J’y dédicacerai Un Village français – 1945, sixième et dernier volume de la série. Cette manifestation est organisée par la librairie Pinot. Rendez-vous à partir de 10 heures à la salle du Cosec de Mortain, rue de la Petite Chapelle, 50140 Mortain-Bocage. Venez nombreux !
Le sixième et dernier volume des novélisations de la belle série de France 3
Un Village français sera en librairie dans quelques jours.
L’aventure se termine pour moi. Elle avait commencé en 2009 avec la publication du premier tome, consacré à l’année 1940. En toute logique, nous concluons avec l’année 1945.
Vous verrez et lirez cependant que nous allons beaucoup plus loin dans la vie des protagonistes grâce à de multiples flash-forward dans les six derniers épisodes et dans ce dernier volume.
J’en caressais l’espoir, mais j’étais loin, en 2009, d’imaginer que je partais pour un travail étalé sur neuf années et plus de 2 000 pages consacrées à l’Occupation, la Libération, l’épuration vues à travers les personnages passionnants — car profondément humains — que sont Daniel et Hortense Larcher, Raymond Schwartz, Jeannine Chassagne, Lucienne et Jules Bériot, Antoine Martin, Suzanne Richard, Marie Germain, Jean Marchetti, Rita Wittemberg, pour ne citer que les plus emblématiques.
Je veux ici remercier Frédéric Krivine, le créateur de la série, et Olivier Szulzynger et Marie-Édith Alouf, des éditions Le tigre bleu, de m’avoir fait confiance. Je remercie également les fidèles spectateurs de la série et, parmi eux, ceux qui ont accepté de confirmer leur intérêt en se plongeant dans la lecture des novélisations que j’en ai tirées.
L’heure est venue pour moi de me recentrer sur des écrits plus personnels. J’espère que, là aussi, vous me suivrez.