Alain Ade

Tartes postales (26)

D & APremière mise en abyme de cette rubrique. J’en suis très heureux. Je la dois à Dominique G., une amie de longue date, à qui j’avais envoyé cette carte en 1992, nous imaginant vingt ans plus tard elle et moi dans sa maison de campagne de la Meuse, vieillissant paisiblement loin de la fureur du monde. Nos anniversaires se chevauchant presque, elle me la renvoie en cette année 2015. Voilà ce qu’elle m’écrit, sur un post-it cachant le texte original :  Mais finalement, encore combien d’années avant d’en arriver là ? Bon anniversaire, Dominique. Magnifique télescopage du temps, de l’humour, des images, de l’amitié, de la mode vestimentaire et de la cuisine de terroir.

Bravo et merci, Dominique !

Je t’embrasse.

La ruée vers l’eau

Été caniculaire oblige, nous partons à la recherche de la bonne eau fraîche des piscines, lacs, océan, fontaines, brumisateurs, cascades, étangs et mares du Sud (s’il en reste…).
Bonne vacances à tous.
La bande à bonne eau.

Ça sera ici :

2015:1

Et là :

2015:2

Et là itou :

2015:3

Tartes postales (25)

AustralieArbre majestueux, grasse prairie, moutons désinvoltes, qu’elle est belle la campagne française ! Sauf qu’il s’agit de l’Australie… Christiane, une amie photographe, y passe quatre mois, en 1982. Pour un reportage ? Pour des vacances ? Je ne me souviens plus. Christiane a ensuite travaillé avec Jean-Philippe Varin, le célèbre dresseur d’animaux pour le cinéma. C’est elle qui s’occupait des oursons sur L’Ours, de Jean-Jacques Annaud.

Tartes postales (24)

SatyreLuc et Sandrine, un couple d’amis, sont à Athènes. Je crois que c’est en 1980. Ils visitent le Musée archéologique… et pensent à moi. Cherchant des infos sur cette statue, je découvre que cette même carte postale est en vente sur ebay au prix de 2,99 €. Pas 3, non, 2,99 ! Les grosses ficelles de la grande distribution touchent aussi la petite économie parallèle sur Internet. Ce monde est foutu !

Tartes postales (23)

Pâques

Dans la série « avec trou de punaise », voici encore une carte de ma marraine.
Je ne veux pas la mettre en compétition avec ma grand-mère, mes parents, mon parrain, mes frères, amis ou collègues, c’est juste qu’elle savait coller à l’actualité religieuse, laquelle rythmait nos vies d’enfants.

Tartes postales (22)

Coupé 2

1977. J’ai en projet de partir en Italie avec Luc, un ami, qui a lui-même un ami travaillant au Club Med d’Otrante. Madame L., avec qui je travaille au tribunal pour enfants de Rouen, me propose ce coupé Duesenberg pour nous y rendre. Nous y sommes allés mais en train, après un court séjour à Rome, nous avons mangé au buffet du club, sans payer, et avons dormi sur la plage.
J’ai passé quatre années à travailler avec madame L. Nous avons ri comme des gamins, inventé des jeux de mots improbables, déblatéré discrètement sur d’étranges collègues comme ce vieux greffier sympathique, qui, en fin de carrière, s’était mis à piquer dans la caisse, à la manière d’un personnage de Simenon ou d’Emmanuel Bove. Elle m’apportait de gigantesques entrecôtes que lui donnait son frère, boucher sur les marchés. Elle était comme une grand-mère indigne, persifleuse et bienveillante.  Je ne l’oublierai jamais.

Tartes postales (21)

Lionne 2

Ma marraine, toujours. Je n’ai pas une idée très précise de l’année. Si j’essaie de creuser l’affaire, voilà les éléments dont je dispose :

 1/ On peut remarquer en haut et en bas de la carte deux trous correspondant à une fixation de celle-ci au moyen de punaises, sans doute sur le mur de la chambre que je partageais avec mon petit frère. La punaise ayant été inventée par Edwin Moore en 1900 et étant toujours en service,
nous sommes donc entre 1900 et 2015.

2/ Ma marraine m’écrit qu’elle espère que j’ai passé une bonne fête du 14 juillet. Il n’y a guère que durant mon enfance que j’ai pu assister, béat, aux cérémonies du 14 juillet. Après je suis resté dans mon lit douillet. Que faisions-nous de si remarquable à cette occasion ?

3/ La lionne et son petit peuvent être interprétés comme une allusion à mon signe du zodiaque (je suis né un 3 août). Ma marraine me croit donc capable de lire mon horoscope dans Paris-Normandie. Je suis entré à l’école primaire au plus tôt en 1958. Je compte trois ans pour maîtriser la lecture,
nous ne sommes donc pas avant 1961.

4/ À cette époque, la saint Alain tombait le 16 juillet. En 1965, sans me prévenir, Vatican II repousse cette chute au 9 septembre.
Nous sommes donc entre 1961 et 1964.

 Ces maigres éléments m’amènent à penser que nous sommes à la mi-juillet entre l’année 1961 et l’année 1964. J’ai donc entre six et neuf ans.

Bravo à ceux qui l’ont deviné d’instinct !
Et double bravo à ceux qui ont compris que l’impact de balle de la tarte postale n° 18 était aussi un trou de punaise !

 

Tartes postales (20)

Suisse

1964 – Ma marraine est en Suisse. Tiens, tiens…
D’ailleurs, si l’on décrypte minutieusement cette image,
on trouve cinq lettres cachées dont le sens résonne drôlement,
au jour d’aujourd’hui.

H – comme Horizon (au fond, partout)

  S – comme Silence (des grands espaces)

B – comme Biquette (en bas, à droite)

C – comme Cornes (sur la tête des vaches)

H, S, B, C ? Mon compte est bon !

JE SUIS

Bonne année 2015

VŒUX 2015

Pour ceux d’entre vous qui ne les ont pas reçus par mail,
voici mes vœux de senteur et de bonnet.