Je suis invité au Salon du livre « Histoire et mémoires » de Sainte-Mère-Église les 14 et 15 juin prochains. 2014 marque le 70ème anniversaire du Débarquement. Barack Obama sera sur place le 6 juin, je n’aurai donc pas la possibilité de le rencontrer. C’est dommage car je crois qu’il voulait me parler de la BNP et me rassurer sur le fait que l’amende de 10 milliards de dollars que va devoir payer ma banque ne sera pas prélevée sur mon compte.
Sérieusement, cet anniversaire est l’occasion d’avoir une petite pensée pour Samuel Fuller. Je n’aime pas particulièrement les films de guerre, mais j’ai un bon souvenir de The Big Red One.
Août 1965. J’ai dix ans. Je reçois cette carte à La Londe Les Maures, où je passe des vacances en famille. En juillet, j’ai fini mon camp de louveteaux à l’hôpital de Roanne, après une appendicite aigüe. Mes parents et mes frères sont passés me prendre, direction le Var. Lorsque nous sommes arrivés, un gigantesque incendie ravageait les collines du village. Le feu s’est arrêté à quelques mètres de la maison de location. Nous avons passé la première nuit chez un collègue de mon père. Nous avons eu plus de chance, avec cette arrivée décalée, que Philippe Jaenada dans « Plage de Manaccora, 16h30 ». La carte n’est pas d’Agnès, je ne la connaissais pas encore. Elle est envoyée de Quimper par Jérôme L.H., mon parrain. J’aime la mise en abyme entre la petite fille et la poupée. Mon parrain est breton, ça n’étonnera personne. Il m’écrit « Bientôt, il faudra à nouveau reprendre l’école et je pense que tu travailleras bien, comme d’habitude ».
Voyez le souci du détail vestimentaire et esthétique chez ce berger de Provence, qui a tapé dans l’œil de Tony et des deux Agnès en 1984 : casquette assortie au marron du pantalon, ceinture assortie à l’écru de la laine des moutons, lasso assorti au gris de la falaise, chemise assortie au bleu du ciel.
Gardarem lou Fursac !
Je suis invité le dimanche 13 avril au 5ème Salon du livre, à Romilly sur Andelle, dans l’Eure, salle Louis Aragon. (Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles/ Jeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nu/Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus/Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille/Qu’un obus a coupé par le travers en deux/Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre/Et toi le tatoué l’ancien légionnaire/Tu survivras longtemps sans visage sans yeux. Magnifique texte d’Aragon dédié aux Poilus de la Grande Guerre et mis en musique par Léo Ferré) Je dédicacerai les quatre premiers volumes du Village français. Je participerai à 15h30 à un salon littéraire animé par Fred Romanuik, de France Bleu Haute-Normandie. L’affiche ci-dessous vous renseignera sur quelques-uns des auteurs présents. Venez nombreux !
Joseph Alouf, le papa de Marie-Édith, est mort hier, 20 mars, le jour du printemps. C’était un homme du Sud, né au Liban, scolarisé en Syrie, installé en France depuis de nombreuses années et naturalisé français. Biologiste de renom, c’était un grand scientifique, spécialiste des bactéries. Un découvreur, un bienfaiteur de l’humanité. Il était chaleureux, soucieux de ses filles, de ses gendres et de ses petits-enfants. Il aimait rire, il aimait chanter, lire Le Monde, regarder LCI, Al Jazeera, BFM TV et autres chaînes de l’actualité, une de ses passions. Il était fier que la France l’ait adopté, lui l’Arabe chrétien, que l’Institut Pasteur l’ait fait Professeur Émérite et le CNRS directeur de recherches.
Adieu, cher Joseph.