Alain Ade

Catégorie: Livres

PROCOL HARUM. MARINS, FANTÔMES, DANDYS ET VIEUX RHUM

PROCOL HARUMLisons Procol Harum. Marins, fantômes, dandys et vieux rhum (et après nous danserons de langoureux slows en réécoutant A whiter shade of pale).

Un dernier salut à Procol Harum, un groupe dont le maître mot est l’élégance et qui aura donné au rock anglais ses lettres de noblesse.
Du rythm’n’blues mal dégrossi des Paramounts aux compositions ciselées de Gary Brooker, c’est plus qu’une métamorphose, c’est un miracle qui s’opère.
Les mots de Keith Reid — chaînon manquant entre les romantiques anglais et les poètes de l’aliénation contemporaine — apporteront mystère et étrangeté à ces joyaux mélodiques qui doivent autant à la musique baroque du XVIIe siècle qu’au rythm’n’blues et au rock le plus séminal.
Derrière le duo matriciel, la guitare de Robin Trower, disciple d’Hendrix, l’orgue Hammond somptueux de Matthew Fisher, musicien surdoué et caractériel, sans oublier feu B.J Wilson, dont le drumming élégant et subtil aura tant fait pour rendre sensuelle cette musique aérienne, au-delà des choses.
Et remercions aussi tous les protagonistes, passés ou présents, de l’aventure Procol Harum qui, plus qu’un groupe de rock, aura été l’une des dernières expressions modernes du génie.

C’est écrit par Didier Delinotte, un ami, et édité par Camion Blanc.

THE PRETTY THINGS, UNE INSTITUTION !

Lisons The Pretty Things, une institution ! (et après nous nous souviendrons des belles choses)

Des losers flamboyants ! Ils ont failli bouleverser le hit-parade avec « Midnight To Six Man », ils ont inventé l’opéra rock avec S.F. Sorrow alors que Tommy était encore dans les limbes, ils furent le premier groupe à signer pour le label de Led Zeppelin. Bref, ils répondaient « présents » chaque fois qu’il y avait une place à prendre, notamment celle des Rolling Stones, excusez du peu, si Phil May avait eu la fausse gouaille de Mick Jagger. Une place qu’ils n’ont pas prise !
Trop rebelles à leurs débuts, trop indépendants à la fin, trop défoncés entre les deux, les Pretty Things ne se sont jamais glissés dans le moule du show business. Ils ont eu, avec douze ans d’avance, l’attitude des punks britanniques. Sauf que, eux, leur cri de guerre n’était pas « No future », mais plutôt Fuck You : adulés par David Bowie période Pins Up, ils ont eu l’audace de dédaigner ses propositions de producteur. Un truc à tuer un groupe ! Pourtant, cinquante ans plus tard, Phil May et sa bande d’iconoclastes sont toujours là.
Long live rock’n’ roll !

C’est écrit par Didier Delinotte, un ami, et édité par Camion blanc.

PRETTY THINGS

ENCRES VIVES, 2 AVRIL

AFFICHE2016

Je serai le samedi 2 avril au salon du livre de Provins « Encres vives » pour une séance de dédicaces consacrée aux novélisations du Village français 1940 à 1944, mais également à La Commanderie et même à Quinze au balcon, paru il y a déjà 13 ans. L’affiche ci-dessus vous renseignera sur les autres invités, parmi lesquels je note avec plaisir la présence de Jean-Pierre Mocky, dont j’ai lu avec jubilation le dernier livre l’été passé. Venez nombreux !
J’en profite pour dire que la rencontre du 5 mars avec les lecteurs de la bibliothèque Jean Cocteau de Massy s’est bien passée. J’ai pu longuement expliquer à la trentaine de personnes qui s’étaient déplacées ce qu’était une novélisation. Ce « genre » particulier reste en effet un mystère pour beaucoup.
Je remercie la médiathèque de Massy et particulièrement Élisa Clément
de m’avoir donné l’occasion de le lever en partie.

 

MASSY, 5 MARS

MASSY LOGOJe serai le 5 mars à 16hoo à la médiathèque Jean Cocteau de Massy. J’y parlerai des novélisations de la série Un Village français. Mon intervention prend place dans une série de manifestations consacrées au procès de Nuremberg.
Venez nombreux !

UN VILLAGE FRANÇAIS – 1944

UVF 1944

Fin août 1944. Alors qu’une bonne partie de la France est libérée, à Villeneuve, sous-préfecture du Jura, les Allemands sont toujours là. Pendant que les miliciens à la solde de l’occupant continuent de massacrer des civils et des résistants, le Kreiskommandant Schneider reçoit l’ordre de convoyer vers la Gestapo de Belfort un dernier convoi de Juifs.

Le réseau de Résistance de Marie Germain agit désormais sous le contrôle des Américains. L’heure est venue d’assumer tous les risques pour accélérer le départ des troupes ennemies et reprendre enfin le contrôle du pays. L’heure est venue aussi pour chacun de se confronter aux conséquences de ses actes. Quel destin pour le commissaire Marchetti, surnommé « le boucher de Villeneuve » ? Pour Hortense, l’amoureuse maudite désignée comme « femme à Boche » ?
Quel partage du pouvoir, dans la France du lendemain, entre les gaullistes
et les communistes qui ont résisté ensemble ?

L’épuration qui commence exacerbe les tensions entre les habitants et ravive
des haines anciennes. Jusque dans le secret des couples,
la tentation de la vengeance n’est jamais loin.

L’AVENTURE CONTINUE
LE LIVRE SERA EN LIBRAIRIE LE 5 NOVEMBRE 2015

ARRIÈRE-CUISINES

Lisons Arrière-cuisines (et après nous mangerons mieux) :

Fox-1

Quarante ans après l’avènement de la Nouvelle Cuisine, le paysage de la gastronomie française est aujourd’hui complètement bouleversé. Comment fonctionne-t-il ? Après avoir rencontré nombre de ses acteurs, Jean-Claude Renard invite à une promenade tantôt gourmande, tantôt ironique et drôle, dans un univers jaloux de ses secrets. À travers un récit trempé d’humeur, jalonné d’interventions (Alain Passard, Ghislaine Arabian, Yves Camdeborde, Gaël Orieux, etc.), ponctué de portraits de chefs (Arnaud Lallement, Jean-Marc Notelet, Jean Sulpice, etc.), d’évocations de lieux gourmands, d’histoires de mets, de décryptages de phénomènes médiatiques (Cyril Lignac, Top chef, etc.), il dévoile les grandes tendances de la gastronomie, ses vitrines, ses fleurons,
ses têtes d’affiche, ses agents, ses hommes de bonne volonté.
Ce livre d’enquête raconte l’économie d’un établissement en épluchant une addition et, plus largement, la marchandisation et la mondialisation du secteur, ses rapports troubles avec l’agroalimentaire, qui favorisent la multiplication des « restaurants » sans cuisiniers. Il dresse le tableau de la critique, détrônée par Internet, décrit par le menu la médiatisation à outrance et ses effets pervers.
Il rend compte, ainsi, d’une table à plusieurs vitesses. Sans mettre dans le même panier une poignée de chefs businessmen et des cuisiniers attachés à leurs fourneaux, refusant compromis et spectacularisation.
(Quatrième de couverture)

C’est écrit par Jean-Claude Renard (un ami) et édité par La Découverte

GROOVIN’ : UNE HISTOIRE DES FLAMIN’ GROOVIES

C’est le tire du livre que Didier Delinotte et Jacques Vincent — deux amis —
ont consacré au mythique groupe de rock américain. Pour en savoir un peu plus, lisons la quatrième de couverture (après, nous serons incollables) :

« Peu de groupes dans l’histoire du rock restent aussi immaculés dans les mémoires que les Flamin’ Groovies, surtout quand on se réfère aux animaux de cirque, vieilles gloires et vieux roublards qui pullulent sur toutes les scènes du monde et dont les Rolling Stones — naguère modèles des Groovies — sont malheureusement le parangon définitif. Les Groovies symbolisent jusqu’au plus haut degré de fidélité une autre Amérique des sixties/seventies ; autre que celle du Flower Power, des hippies/yippies et des rock stars arrivées jusqu’au triangle d’or des Bermudes quelque part entre Malibu, Beverly Hills et Hollywood. Rockers lyriques et flamboyants, ils incarnent une certaine innocence mêlée de provocation et d’élégance, le tout charrié avec une énergie du feu de Dieu tirée des cavernes Prométhéennes des pionniers. »

FG

C’est édité chez CAMION BLANC

 

Lisons « Imaginons… »

Canfin

Si j’ai choisi de faire ce livre sous la forme d’échanges avec six Français – une ouvrière à la chaîne dans l’automobile, un patron de PME dans le bâtiment, un financier basé à Londres, une cadre de Pôle emploi, une infirmière et un responsable associatif en Seine-Saint-Denis –, c’est parce que deux années au gouvernement, ça isole. Être ministre du Développement permet de vivre des moments exceptionnels : dans des camps de réfugiés touaregs au Burkina Faso, au Conseil de sécurité de l’ONU pour défendre le sort des femmes violées par centaines de milliers dans l’est de la République démocratique du Congo, dans les tentes des médecins d’Action contre la faim à Bangui, en Centrafrique. De telles expériences marquent à jamais. Mais combien de journées ai-je passé – et c’est, je crois, le lot de tous les ministres – sans rencontrer une seule personne dans une situation de la vie quotidienne ? C’est pourquoi ce livre de dialogues m’est apparu comme une évidence. Échanger, s’enrichir mutuellement, sans protocole, sans déférence, sans hypocrisie.
(Pascal Canfin – Extrait de l’introduction)

Sophie Jovillard a conduit les entretiens

J’ai collaboré à l’écriture

Éditeur : Les petits matins

(En librairie depuis le 21 août 2014)

Salon du livre

STE MERE AFFICHE

Je suis invité au Salon du livre « Histoire et mémoires » de Sainte-Mère-Église les 14 et 15 juin prochains. 2014 marque le 70ème anniversaire du Débarquement. Barack Obama sera sur place le 6 juin, je n’aurai donc pas la possibilité de le rencontrer. C’est dommage car je crois qu’il voulait me parler de la BNP et me rassurer sur le fait que l’amende de 10 milliards de dollars que va devoir payer ma banque ne sera pas prélevée sur mon compte.
Sérieusement, cet anniversaire est l’occasion d’avoir une petite pensée pour Samuel Fuller. Je n’aime pas particulièrement les films de guerre, mais j’ai un bon souvenir de The Big Red One.

 

Fuller

Salon du livre de Romilly sur Andelle

Je suis invité le dimanche 13 avril au 5ème Salon du livre, à Romilly sur Andelle, dans l’Eure, salle Louis Aragon. (Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles/ Jeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nu/Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus/Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille/Qu’un obus a coupé par le travers en deux/Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre/Et toi le tatoué l’ancien légionnaire/Tu survivras longtemps sans visage sans yeux.  Magnifique texte d’Aragon dédié aux Poilus de la Grande Guerre et mis en musique par Léo Ferré) Je dédicacerai les  quatre premiers volumes du Village français.  Je participerai à 15h30 à un salon littéraire animé par Fred Romanuik, de France Bleu Haute-Normandie. L’affiche ci-dessous vous renseignera sur quelques-uns des auteurs présents. Venez nombreux !

Romilly