Alain Ade

Catégorie: Tartes postales

Tartes postales (14)

Berger

 

Voyez le souci du détail vestimentaire et esthétique chez ce berger de Provence, qui a tapé dans l’œil de Tony et des deux Agnès en 1984 : casquette assortie au marron du pantalon, ceinture assortie à l’écru de la laine des moutons, lasso assorti au gris de la falaise, chemise assortie au bleu du ciel.
Gardarem lou Fursac !

Tartes postales (13)

Dallas
Buisson enregistre Sarkozy, qui se méfie de Guéant, lequel évite Guaino, agacé par Charron, qui débine Goudard dans le dos de Louvrier. C’est Dallas à l’UMP ! Dallas ? Non, pourquoi ?
Si j’en juge par cette carte postale que m’a envoyée Agnès en 1987, rien à voir avec le panier de crabes français. Au contraire, elle a été reçue « très gentiment par les Ewing, des gens charmants et pas fiers ».

Tartes postales (12)

Égypte

Après avoir résolu le mystère des Pyramides, les experts,
satisfaits, décidèrent de rentrer à la maison.

Tartes postales (11)

Anniv

Retour à Agnès, « marraine » de cette rubrique. Juin 1982. Elle est à Dubrovnik avec une amie. Deux choses me font rire dans cet envoi. 1/ Ce n’est absolument pas mon anniversaire. 2/Le texte qu’elle m’écrit. Je vous le livre, pour une fois. « Bonjour Alain ! Comment ça va ! Il fait très chaud beaucoup de soleil alors j’ai attrapé des coups de soleil maintenant je pèle. Enfin Dubrovnik est une bien jolie ville, les Yougoslaves sont de bien beaux garçons et on s’amuse bien Anh et moi. Je te dis à bientôt et je t’envoie de grosses bises. »

Tartes postales (10)

Âne

Juillet 1972. Richard N., un copain de lycée, passe ses vacances en Bretagne.
Il m’écrit chez mes parents. Le code postal est à deux chiffres, le timbre à 30 centimes de franc. Je ne sais plus si la carte fait allusion au fait que je n’ai strictement rien fait en première. Sans doute. D’ailleurs, à la rentrée, envahi par un irrépressible besoin d’autonomie, j’abandonnerai lycée et conservatoire et chercherai du travail. Le plus fort, c’est que j’en trouverai.

Tartes postales (9)

B

 

Nuages, pluie, bruine, brume ces temps-ci sur Paris, alors que nous sommes encore en été… Tiens, pourquoi est-ce que je pense à la Bretagne ? Heureusement, la légende de la photo dément les clichés météorologiques : « Une gentille petite Rospordinoise ». Autrement dit, une habitante de Rosporden, dans le Finistère. La carte est envoyée par Didier et Christine. Il me semble, au vu du timbre, qu’elle est de 1989.

Tartes postales (8)

BoumFévrier 1989. Pierre C. est en repérages à Rome avec Joseph M. Il m’informe que ça se passe plutôt bien et que ça ressemble plus à du tourisme qu’à des repérages éprouvants. Son seul regret : ne pas avoir réussi à mettre la main sur Les Versets sataniques. Plus tard, j’utiliserai cette photo « so twist » en couverture d’un livret de paroles de chansons, dont je pensais naïvement que les éditeurs de musique, via la Sacem, s’empareraient afin de rapprocher auteurs méconnus, compositeurs et chanteurs en recherche de textes. Peine perdue !

Tartes postales (7)

TP7

Ah, Cannes ! Ses fameuses projections en plein air ! Ses resquilleurs au pied de l’écran ! Son vendeur de glaces ! Son Vincent Maraval tourné du mauvais côté pour protester contre les budgets pharaoniques des films français !

Non, je galéje ! Il s’agit de la plage de Sitges, sur la Costa Dorada. La carte,
du début des années 1980, est envoyée par Catherine.

Tartes postales (6)

Dallas

En ces temps d’Amérique troublée, je retrouve cette carte, envoyée par Agnès au début des années 1980, l’année précise est illisible sur le cachet.

For the times, they are a-changin, really, mister Dylan ?

Tartes postales (5)

Cathy

Août 1971. Cathy m’envoie cette carte de Grèce. Nous venons de finir la seconde  au lycée Jeanne d’Arc de Rouen.  Elle en pince pour moi. Ce n’est pas réciproque. Je suis amoureux de Sylvie M. Laquelle m’envoie paître au téléphone en feignant de ne même pas savoir qui je suis. Alors que nous ne sommes qu’une vingtaine de garçons au milieu de quatre cents filles. Et que nous organisons, avec Jean-Michel D., Patty N., Clément C., des soirées poésie dont tout le monde parle. Ce n’est pas possible, elle n’a pas pu ne pas me voir traverser la cour avec ma guitare sur le dos ! Elle n’a pas pu ignorer nos séances de répétition, après les cours, dans le réfectoire, et leur vacarme fébrile !  Finalement, je sortirai à la rentrée suivante avec Francès M., une hypocagne de quatre ans mon aînée.

Nostalgie fugace. Baisers lointains. Regrets inutiles.